En octobre dernier, les socialistes européens se sont réunis à Amsterdam à l’occasion du congrès du Parti socialiste européen (PSE), qui rassemble l’ensemble des partis frères du continent. L’objectif affiché : lancer une véritable « mobilisation progressiste ». Face à l’internationale réactionnaire, il est temps de raviver l’internationale socialiste en Europe.
Le congrès n’a pas seulement été un espace de débats, de résolutions et de discours. Il a également été marqué par le renouvellement des instances du PSE. Stefan Löfven (ancien Premier ministre suédois) a été reconduit à la présidence, Nora Mebarek (députée européenne) a été élue vice-présidente et Cécilia Gondard (secrétaire nationale à l’Europe) a fait son entrée au Bureau.
Mais ce qui a surtout retenu l’attention, c’est la présence de Raphaël Glucksmann lors du congrès et sur la photo de famille des « leaders » socialistes européens. En effet, le parti Place publique, déjà membre du groupe Socialistes & Démocrates au Parlement européen, a rejoint officiellement le PSE. Le parti pro-européen en avait fait la demande lors des élections européennes de 2024, avec l’accord du Parti socialiste. Un rapprochement assumé avec la famille socialiste et stratégique, comme l’explique leur communiqué : « Ce n’est pas un simple geste symbolique : c’est un moment important, un choix stratégique et historique. Parce que nous croyons que l’avenir se construira à l’échelle du continent, parce que nous savons que nos combats ne peuvent être gagnés qu’ensemble, nous faisons le choix d’unir nos forces avec celles des sociaux-démocrates européens. »
Enfin, impossible d’agrandir la famille sans faire un peu de nettoyage avant : le PSE a décidé d’exclure définitivement le SMER du Premier ministre slovaque Robert Fico, déjà suspendu en 2023, pour avoir formé un gouvernement avec le parti nationaliste d’extrême droite.Renouveler le rêve progressiste européen n’est pas une tâche facile. Le défi est relevé par Pedro Sánchez pour la clôture du congrès, sous les applaudissements dans l’ancienne bourse d’Amsterdam : « Nous ne choisissons pas nos circonstances ni nos défis. Mais nous pouvons choisir comment les affronter. Notre choix doit être clair. Nous choisissons d’avancer avec courage, de ne pas céder à la peur. Nous choisissons la lumière de l’avenir plutôt que les fantômes du passé. We choose and we do. Let’s go for it. »